Suite au commentaire de MrWhite sur la note précédente, il m'est venu l'idée de vous raconter mon voyage au Sénégal. Prenez un siège, installez-vous confortablement, et ouvrez grand vos oreilles. Enfin, vos yeux quoi.

Il était une fois un groupe de jeunes qui voulait partir au Sénégal. Pour trouver de l'argent (car on était jeunes, donc pauvres), nous avons travaillé pendant toute une année (je vous raconte pas ça, c'était chiant). Et donc, le 9 juillet 1999, nous montâmes dans un joli navion, au départ de l'aéroport de Zaventem. Nous n'avions pas encore décollé que nous nous trouvions déjà en Afrique: que des Noirs. Erk (non, je rigole).

Petite escale à Madrid pour changer d'avion, une autre escale aux Canaries pour faire le plein (oui, je suis donc allée aux Canaries, sans être descendue de l'avion). Après tout ça, le vrai voyage commence. Aterrissage à minuit pile à Dakar. Premier contrôle des passeports, on a fait la file pendant une demie-heure, face à un garde totalement immobile, aux yeux exorbités, très impressionnant. Ceci nous met bien sûr très à l'aise dès le début. Fouille des bagages, rien que pour les mecs. Normal. Passés les premiers contrôles, récupération des gros bagages dans le grand hall: nous sommes entourés de dizaines de gosses des rues, dont beaucoup d'albinos, qui veulent porter nos sacs en échange de quelques pièces. Par la suite, dès que nous étions en ville, nous étions sans cesse suivis par une horde d'enfants et mendiants, espérant une geste de générosité de la part de riches touristes européens.

Nous voilà donc, en pleine nuit, à Dakar, à attendre le minibus qui nous conduirait jusqu'au camp. Le dit minibus arrive, mais avec un pneu pété. No stress, nous avons trouvé un garagiste ouvert à 2 heures du mat'. Ce problème ne fut que le premier d'une longue série. Et nous voilà directement confrontés au mode de vie africain, nonchalant, spontané, souvent joyeux, parfois...agressant. Voilà, nous en avions pour quelques heures dans le minibus en direction de Saint-Louis, le rêve total: soleil levant sur les plaines parsemées de baobabs... Arrivés sur place, le rêve continue: notre camp était à quelques centaines de mètres du fleuve Sénégal, avec de jolies cases où nous dormirions à 4 ou 5. Bien entendu, j'étais la seule qui avait oublié sa moustiquaire. Ne partez jamais en Afrique sans moustiquaire.

Dans les prochains épisodes je vous raconterai, en vrac, les souvenirs marquants, les situations étranges, les grands moments de solitude...